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Qui est Guershon Nduwa ?


Représentant et fondateur de la communauté juive noire en Ile-de-France. Il est le président de la Fédération des Juifs Noirs. Nduwa Guershon est originaire de la République Démocratique du Congo. Fonctionnaire au ministère des Affaires sociales à Kinshasa, tout commence en 1988 lorsqu’avec une bourse en poche, il se rend en Israël pour suivre des études en civilisation hébraïque. « La société israélienne m’a accepté et formidablement bien accueilli. J’ai appris ses coutumes et je me suis converti au judaïsme en 1995″ explique-t-il. Converti au Judaïsme à l’âge de 28 ans. Il vit en France depuis 1995.
« une synagogue à disposition des 250 familles juives et noires qui vivent en Ile-de-France »
La communauté juive-noire à Paris est parfaitement en règle avec les codes régis par la foi juive (la loi halakhique). Elle est fidèle et respectueuse des préceptes de la Torah. Elle est composé des noirs d’Afrique (la majorité est originaire d’Ethiopie), d’Outre-Mer, d’Amérique.
Mais le constat de Nduwa Guershon est sans appel. « En France, la communauté juive noir n’est pas représentée. Le manque de visibilité de la communauté juive noire est un frein à notre épanouissement. Notre visibilité est un signe de notre intégration » dit-il. Et La FJN a été créée début 2007 pour palier à ce manque de visibilité. L’objectif de cette association est de fortifier les liens entre Juifs blancs et noirs. Plutôt que la crainte de l’autre, Nduwa Guershon prône la compréhension et le respect, tout en cherchant à décrypter les racines de la xénophobie.
La FJN rassemble 250 familles juives noires en région parisienne, soit 5 % de l’ensemble des juifs de France. Ils revendiquent haut et fort, leur appartenance au judaïsme. Qu’ils soient juifs par filiation, ou par conversion, consistoriale ou pas. Ils sont Juifs.
La rencontre à la Mairie de Paris entre le fils de Martin Luther King et le cousin rabbin de Michèle Obama annonce-t-elle le début d’une nouvelle ère dans le dialogue interculturel ? Lors du colloque organisé par l’association Fraternité judéo-noire de France, à la Mairie de Paris, le rabbin Funnye, 56 ans, portant la kippa et parlant l’hébreu, s’est dit « très ému et très fier » du chemin parcouru par Michelle et Barack Obama. Il a d’ailleurs assisté à leur mariage, en 1992, avant de les perdre de vue puis de reprendre contact avec eux dix ans plus tard, lorsqu’il s’est mis à faire du travail social près de l’Université de Chicago, où travaillait Michelle Obama. »
Premier Afro-Américain du Comité des Rabbins de Chicago, il a été ordonné en 1985 rabbin par l’académie rabbinique israélite. Dix ans plus tard, il fondera l’Alliance of Black Jews (Alliance des Juifs noirs) . Comme la plupart des membres de sa communauté (1)- environ 200 de divers pays africains -, le rabbin Funnye n’est pas né juif. Chrétien méthodiste, mais insatisfait de cette religion, il décide de se convertir au judaïsme après avoir testé plusieurs religions, y compris l’islam. « Je n’aime pas le mot « convertir », rectifie-t-il : je préfère celui de retour. Nous sommes revenus à ce que nos ancêtres pratiquaient. On a prouvé avec les Ibos du Nigeria et les Lembas d’Afrique du Sud que l’expansion du judaïsme ne s’est pas arrêtée au Bassin méditerranéen. Si de nombreuses tribus africaines sur le continent africain ne peuvent être désignées comme juives, leurs coutumes ont un héritage hébraïque. Ces populations, nos ancêtres, ont été déplacées à l’époque de la traite des esclaves. Pour nous, nous retournons donc à la foi de nos ancêtres. » Ce rabbin pour qui « les Hébreux de la Bible étaient des Noirs » se bat depuis vingt ans contre le racisme. « Je suis heureux d’être juif, car cela me permet de traverser toutes les barrières de couleur et race. »
En novembre dernier, Guershon Nduwa a fait venir à Paris des juifs noirs, originaires d’Israël et des pays anglo-saxons. Guershon Nduwa, revendique une approche purement spirituelle et non politique. Pour lui, le judaïsme n’est pas une affaire de couleur de peau.
En République Démocratique du Congo, nous avons deux synagogues. A Kinshasa, la capitale congolaise et à Lumbubashi au Katanga.
Majestueuse pour sa taille plus que pour sa beauté, la synagogue de Kinshasa est en quelque sorte la synagogue de Moïse Rahmani, l’auteur de Shalom Buana, le livre sur les juifs du Congo.

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