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Le yiddish en Afrique ou la capacité des cultures juives à déborder les frontières.

La culturelle Yiddish en Afrique serait avant tout une construction du lien culturel avec les juifs occidentaux.
Pour commencer, la culture Yiddish en Afrique témoignerait de l’interaction constante entre les juifs occidentaux et les juifs africains.

Aujourd’hui, l’usage de la notion de la culture yiddish vaut comme d’une société qui recherche les espaces du dialogue
et du consensus et, enfin, aspire à renouer le tissu social déchiré par le développement incontrôlé de la logique diasporique.
La notion philosophique du yiddish caractérise les rapports entre le sujet juif et le monde environnant capable de fixer "le transitoire, le fugitif, le contingent", mais qui remémore ce qui fonde la nature du lien social : une transcendance et une mise en forme symbolique.
Notion d’interaction juive pose la question des rapports entre le judaisme et le monde qu’ils construisent.
Si cette notion peut éclairer et orienter les pratiques sociales, qui, dans de nombreux domaines, se réclament d’elle, pour en dégager la dimension identitaire juive.

Dans l’entre-deux de l’intention de l’action et de sa réalisation, dans la marge entre le commencement et l’achèvement, dans la tension entre l’avant et l’après, dans le vide des choses qui ne sont plus et de celles qui ne sont pas encore, dans l’écart entre soi et le monde viennent s’insérer l’action et l’histoire humaines.
L’ensemble de ces thèmes nouent la problématique du socius juif et de sa mise en forme.
Le sens, auquel notre époque serait, dit-on, particulièrement attentive, n’est pas définition d’un but, d’une cause ou d’une idée. Sa quête ne saurait s’identifier à la recherche d’un principe prédéterminé : elle est de l’ordre d’une construction exigeante des conditions d’un vivre ensemble. Les relations interpersonnelles - les rapports courts - sont le lieu de l’affirmation de soi dans un rapport à l’autre ; mais comme l’écrit Lévinas, "les rapports longs nous font marcher ensemble".

Le concept de la culture yiddish en Afrique doit se concevoir dans la mise en rapport entre un axe horizontal, celui des relations interpersonnelles, et un axe vertical, celui d’un sens transcendantal qui oriente les rapports longs. C’est dire que le Yiddish comme projet social ne peut se contenter de forger des liens éphémères, elle doit aussi participer à la production d’un sens qui engage la societe africaine.

La culturelle yiddish en Afrique passerait d’abord par la relation du sujet à autrui par le biais d’une "parole" qui l’engage, parce qu’elle se rend sensible dans un monde de références partagées. Le sens n’est plus alors conçu comme un énoncé programmatique, élaboré en dehors de l’expérience commune, mais comme le résultat de la relation intersubjective, c’est-à-dire d’une relation qui se manifeste dans la confrontation et l’échange entre des subjectivités.

Naturellement, la survivance du yiddish, sa capacité d’adaptation à des lieux et des environnements, de même que sa créativité phénoménale, doivent être finalement portées au crédit de ses porte-parole, les Ashkenazes.

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