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Parler d’Israël à mon ami non-juif…Par JMC

Un week-end comme il y en a tant d’autres, et puis de cas de discussions avec des interlocuteurs aux profils très différents sont survenus avec ce même thème, la terre où coule le lait et le miel, ISRAËL !
Dans l’ordre chronologique du week-end, je reviens sur les profils le premier, je dirais « un mec heu normal j’veux dire… un blanc » pour citer Coluche, trentenaire un actif tout ce qu’il y a de plus normal. Le deuxième, je vais essayer de trouver les mots politiquement corrects, un jeune issu de l’immigration nord-africaine qui vit dans un quartier sensible avec un parcours scolaire et personnel un peu chaotique mais qui a un cerveau avec un vrai potentiel que ses professeurs n’ont pas su lui faire exploiter mais la vie lui permet de corriger un peu le tir. Malgré le grand écart entre les deux les deux observe la déliquescence de notre modèle de société, les deux traversent des difficultés. Les deux sont Français et aimeraient croire à un vrai vivre ensemble.
Alors parlons d’Israël avec eux, comment expliquer qu’Israël n’est pas ce qu’ils entendent en France. Alors j’ai décidé de synthétiser ma pensée en une phrase : « En Israël ce n’est pas la mentalité française, c’est la mentalité anglo-saxonne ». Pour conforter le côté scientifique de rue de ma réflexion j’ai demandé à un échantillon non représentatif de population de me donner son avis sur cette phrase, un ami Israélien francophone qui maintenant vit en France et il a approuvé la formule. Ce qui a ensuite donné lieu à une ôde à « Bibi ».
Je m’explique sur ce que j’appelle une mentalité, c’est quelque chose de commun et de groupe, ça ne définit pas un individu en particulier.
Pourquoi cette différence, je dirais simplement que je pars du point de départ de mes amis, ce qu’ils peuvent voir dans les grands médias l’influence du quartier et de certains qui se répandent en spectacles ou sur YouTube.
Dans le premier cas, alors que nous étions dans une camionnette pour son déménagement, la discussion se tourne vers les différents voyages et je ne me cache pas que je suis allé en Israël, mon ami aime l’archéologie aimerait visiter le pays, alors mon seul conseil c’est qu’il renforce son anglais pour pouvoir échanger avec les gens sentir le cœur qui bat dans ce pays et partager pleinement et même faire des rencontres humainement très enrichissantes. En ce qui concerne la sécurité, malgré les attentats c’est un pays sûr et qui se tient debout et les services de sécurité veillent. Bien sûr, il me parle de Jérusalem, mais toute la terre d’Israël est riche en archéologie et monuments historiques. L’autre conseil plus pratique concerne les tampons sur le passeport s’il veut voyager dans d’autres pays, alors là j’ai dit ce que ma mère avait fait, c’est de faire ce voyage en Israël quand le passeport est bientôt fini (faites attention à respecter les durée de validité minimum à avoir pour rentrer dans le pays) et qu’après on ne fera plus de voyage avec ce passeport.
Dans le deuxième cas, oui quand on croise un jeune que l’on connaît parce qu’on vit dans son quartier et qu’on a été « pion » dans son collège et qu’on prend le temps de parler avec lui sans condescendance mais avec respect alors on peut lui parler du fait, que d’ailleurs même lui connaît, que dans Tsahal il y a des musulmans qui font partie des commandos d’élites que bien sûr tout n’est pas rose c’est la Terre Sainte pas l’arc en ciel des Bisounours. Pourtant que malgré les attentats le vivre ensemble existe. Parce qu’il y a un lien confiance même faible il sait que mon discours est sincère et que je n’ai rien à gagner à la fin. Alors il me parle du CRIF qu’il voit par le prisme de la télévision comme beaucoup de monde d’ailleurs et aussi par le prisme des vidéos de ceux qui ne méritent même pas que j’écrive leur nom ici mais qui sont habitués aux procès pour antisémitisme. Alors comment parler simplement du CRIF que finalement je connais bien peu. Alors je le résume à l’impression que j’ai eu en voyant son Président venir à la cérémonie du Prix André Chouraqui pour la paix et en écoutant son discours. Loin des plateaux de télévision un homme sincère dont on sent les convictions humanistes profondément ancrées un homme qui a soutenu la FJN et qui considère qu’elle a toute sa place au sein du CRIF. Comme dit la chanson « Juste quelqu’un de bien ».

En tenue pour déménager, ou pour aller faire un footing, il suffit de parler simplement de ne pas nier tout en bloc mais d’avoir un regard lucide et positif sur les choses et ça permet de démystifier certaines choses.
Que voient mes amis des Juifs ? C’est une vraie question et en discutant je me rend compte que ce qu’en France une partie de la communauté montre une image peu reluisante. Cette partie est loin de refléter l’ensemble fort heureusement mais cette minorité est présente sur les réseaux sociaux et elle est fortement visible et quand elle est critiquée pour sa violence elle se cache en criant à l’antisémitisme. Heureusement que je peux aussi assisté à de magnifiques exemples aux antipodes de ces comportements voir des soutiens timide et disséminés ça et là dans l’immensité du web pour une meilleure reconnaissance des Juifs africains.
Pour aller encore plus loin et expliquer la différence de mentalité, je dirai qu’en Israël si on a des compétences spécifiques on peut avoir de formidables opportunités et je parle en connaissance de cause. Chaque personne que j’ai pu rencontrer c’était un échange convivial, je précise que je n’ai parlé à aucun francophone. Ce sont toujours des amis aujourd’hui. Puis le retour en France, les regards inquisiteurs, les fins de non recevoir de certains, alors que par le même procédé on peut avoir une réponse d’un rabbin à Jérusalem.
Pour celui qui a l’esprit ouvert et une soif de découverte je peux dire qu’Israël quand on parle simplement anglais fait aimer les valeurs du judaïsme, la terre d’Israël et le peuple Juif. Si l’on a que la vitrine française d’une partie de la communauté juive qui s’épand sur les réseaux sociaux avec des propos inqualifiables alors on n’aura jamais envie d’aller en Israël et c’est bien dommage.
Et si sans brader ou dévoyer les valeurs du judaïsme ou les mitsvot la communauté juive française donnait une image d’elle même moins renfermée ? Et si le déficit d’image n’était pas que du fruit des médias et que chacun pouvait influer dessus. Ce ne sont pas les grandes campagnes même dans les écoles qui sont efficaces c’et bien le dialogue à petite échelle ; l’échelle d’un échange au gré du hasard en prenant le temps.
Dans aucun des cas on ne parle de la légitimation de l’état, des frontières, les personnes raisonnables sont conscientes que le pays est là où il est et qu’il est à sa place dans le concert des nations.
Bien sûr, certains dogmatiques refuseront toujours d’entendre la vérité sur le vivre ensemble en Israël et iront manifester en France contre Israël en se mêlant aux drapeaux des terroristes du Hamas en collant leurs autocollants de parti politique qui appelle au boycott d’Israël. Mais rassurez-vous ce ne sont qu’une poignée de dogmatiques qui refusent d’entendre tout avis contraire. L’écrasante majorité silencieuse ne demande qu’à vivre ensemble et à connaître et comprendre l’autre y compris cet autre qui mange casher et fait Shabbat.

Pour conclure, à l’approche de la sortie du prochain Star Wars, je choisi le titre du premier qui est sorti : A new hope. Et ce nouvel espoir ne dépend que de nous ! Que la lumière de Hanouca soit avec nous !

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