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La haine de l’autre (soi) chez les juifs comme chez les noirs

La haine de l’autre (soi) chez les juifs et chez les noirs, cas des antisémites noirs et des juifs racistes
D’où provient cette haine ?
Certaines épreuves douloureuses de la vie, notamment celles liées à l’être, ont blesse violement et pour longtemps le noir ou le juif. Ces blessures sont autant de deuils que ce dernier devra effectuer pour ne plus en souffrir et pour éviter, plus tard, les conduites auto-destructrices : deuil de ne pas être blanc ou non-juif– deuil de ne pas avoir ou de ne pas avoir eu ce qu’on eu les autres correspondant à l’idéal, deuil d’être né différent ect.....
Faire le deuil, rappelons-le, c’est accepter l’inéluctable, c’est accepter la frustration et la souffrance de ne pas avoir été comblé par la vie qui n’a pas été en mesure de nous apporter ce que nous désirions.
Le noir ou le juif souffrant se juge donc différent et se déprécie ou déprécie l’autre. Les souffrances vécues par lui ne sont pas vécues comme des épreuves inhérentes à toute vie, mais comme une punition contre lui qui est mauvais et qui mérite ce qui lui est arrivé.
C’est la combinaison de ce sentiment d’injustice et les blessures narcissiques qui en découlent, qui fait le lit de la haine de l’autre (soi).
Le noir ou le juif en soi qui n’a pas eu la possibilité de faire ses deuils, devient un adulte haineux, souffrant et infantile. Ne s’acceptant pas, il accepte d’être un autre (un antisémite, un raciste) et c’est ainsi qu’il se retrouve seul, isolé par l’incompréhension et la haine, dans l’incapacité d’assumer la vie réelle et les épreuves de leur vie d’adulte.

On le voit, le juif ou noir haineux pathologique n’est donc, ni plus ni moins, un noir ou un juif souffrant et pétri de rancoeur contre lui-même et contre la vie, la vraie vie et qui fait semblant.
Alors ? D’abord soigner le noir ou le juif qui est en soi, apprendre à l’accepter, à l’aimer.....apprendre à s’aimer...pour accepter l’autre, tous les autres.....
Ne jamais oublier que savoir c’est comprendre, comprendre c’est accepter une réalité, accepter c’est aimer...

La haine de soi comme sentiment violent qui pousse à ne pas s’accepter tel quel, sans être un concept métapsychologique, la haine de soi est au cœur de la métapsychologie. Non seulement elle s’accouple ou s’oppose à l’amour, peut devenir passionnelle, ou se présenter comme négatif de l’éthique. Paranoïa et mélancolie donnent à voir les figures les plus saisissantes de haine de l’autre ou de haine de soi.
De cela il y a quelques années, la presse nous donnait à lire qu’un Antillais d’origine haïtienne s’en était pris à coups de hache à d’autres Noirs dans les transports en commun. Les psychiatres expliquèrent que l’agresseur avait rendu responsable ses victimes (hommes et femmes noirs) des vexations et discriminations qu’il subissait au quotidien, ce à cause de sa couleur de peau. Pour résoudre son problème, la solution apparut, fut celle d’éliminer ses pareils à lui-même, afin de mettre fin à ses affres et obsessions.

Les agressions racistes que subissent les Nègres et Négresses, « euphémisées » sous le terme de discriminations et d’injustices, une atténuation ne changeant pas la réalité raciste de bon nombre de pays occidentaux, qui pour la plupart ont intériorisé l’infériorité du noir et l’ont relégué dans des marges (conditions sociales difficiles, chômage, précarité, logement déplorables, exclusion…) ne sont pas sans conséquence sur les relations sociales entre les populations, sur le climat social et sur leur santé mentale.

Vivre dans la haine de l’autre ou dans son exclusion est contaminant, participe à la déshumanisation du raciste, mais va bien au-delà, car c’est toute la société qui se retrouve viciée, gangrenée. L’Homme étant capable de remords doit en permanence trouver des justifications morales à son attitude « discriminatoire » en réduisant l’autre à une chose, à un animal, à un étranger à soi, le dévaloriser en le nommant racaille, voyou, voleur, vermine afin de se conforter dans son humanité. Il est pleinement humain et l’autre est dénié de son humanité, déchu de cette condition, ce pour maintenir ce semblant de normalité dans sa société, qui est parcourue de tensions, de révoltes, c’est une société qui tendra à devenir insécure et violente. 

La victime de ce racisme besogne le tragique dans son espace intime : entre haine, ressentiment, colère, frustration, perte de chance altèrent progressivement son équilibre mental et le discriminé ou le racisé se repense au travers du regard de l’autre, au travers du regard du dominant, du discriminant, du raciste. En fait, il se pille de l’intérieur, ce qui conduit inévitablement à une déstructuration de soi

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