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Caroline du Sud : racisme et discours anti-Obama.


Caroline du Sud : Les vestiges du racisme et le discours anti-Obama.


Le bilan est 9 personnes lâchement assassinées dans une Eglise noire américaine, à Charleston, en Caroline du Sud, par un extrémiste blanc. Celui ci a certainement été envenimé par le discours anti-Obama qui fait la diète quotidienne du public américain.


Les questions foisonnent quant au motif, et à l’acheminement intellectuel qui peuvent conduire à la banalisation de telles atrocités.
Après Baltimore, New York, et la Floride où des actes violents commis par la police américaine contre des Noirs ont provoqué l’indignation du public, le monde a pu voir que la réaction officielle est quasi unanime de minimiser la responsabilité des services de police. Ce qui frappe encore plus fort, c’est de constater que les Républicains et les médias américains de droite comme Fox-News n’hésitent pas à blamer la communauté Noire et le Président Obama. Et ceci, sans relâche. Pour eux, les Noirs , et les classes de travailleurs en général, sont dans leurs propres mots, des sangsues qui vivent au dépend du gouvernement. Pour eux, le Président Obama ne peut pas être un dirigeant légitime, s’il parle de justice sociale, il a dû tricher sur sa véritable identité, il doit être un communiste caché. Si les Noirs osent s’organiser et protester contre le traitement raciste dont ils sont les cibles systématiques, ils sont des destructeurs de propriété, des ingrats, des hordes de sauvages. Ces mêmes médias de droite, qui militent pour le droit de port d’armes pour les blancs, qui sont fières à la vue des milices blanches armées, décrient l’image du Noir qui ose se défendre. Au 21ème siècle, les Etats-Unis prouvent au monde que la prise en otages des Africains, convenablement appelée ’esclavage’, qui a eu lieu depuis le 16ème siècle, est une plaie dans sa conscience qui ne s’est pas encore cicatrisée.
Le racisme n’est pas une attitude mentale individuelle. C’est une institution, basée sur le profit de masses ethniques qui sont rémunérées au minimum, et dont les droits sont oblitérés.
C’était le cas de l’Allemagne nazie. Le massacre systématique des ethnies jugées inférieures n’était qu’un postface à la gigantesque mise en place de travail forcé, où les Juifs et d’autres indésirables étaient utilisés jusqu’à la mort dans des machines de profit. Ce fait si évident est toujours passé sous la table, pour un discours où le racisme nazi est romanticisé sous le pretexte de la recherche d’une race pure.
La réalité plus pragmatique et répugnante est que tout cet historique de violence organisée est basé sur une vision de l’économie et du profit devenus injustifiables au point de devoir leur donner une origine philosophique ou religieuse. En fait, c’est parce que les Tsaristes Blancs voulaient des serfs et des Juifs et Tziganes serviles, qu’ils utilisaient les Evangiles dans leurs campagnes antisémites. En fait, c’est parce que les corporations allemandes voulaient bâtir leurs empires sur le dos des ghettos de l’Europe de l’Est qu’ils ont payé leurs laquets nazis pour faire une propagande antisémite. En fait c’est parce que les corporations et l’aristocratie Italienne voulaient étendre leur empire mondial qu’ils ont attaqué l’Ethiopie avec des prétextes anti-Noir.
En fait c’est parce que les planteurs américains, devenus corporations et gouvernements voulaient du labeur gratuit pour engraisser et habiller leur femmes à la dernière mode, vivre dans des palais et avoir tous les luxes matériaux qu’ils ont inventé le mythe du Noir inférieur. Cette simple vérité n’est jamais assez répétée au point d’être comprise comme point de départ dans toutes les conversations, toutes les interrogations sur le racisme.
Quand le Président Obama est attaqué dans la presse de droite américaine, c’est parce qu’il approche cette réflexion sur l’injustice systémique qui infecte la société américaine. Les médias qui attaquent le premier Président Noir américain sont des organes des corporations qui ne payent pas de taxes, qui achètent les membres du Congrès, et qui sont les premiers à profiter du labeur des ’immigrés illégaux’ tout en contrôlant les forces de police qui peuvent s’abbattre sur ces travailleurs dès qu’ils demandent quelque droit.
La population Noire est pour ces corporations, emblématique de la vérité sur la nature prédatoriale du business qu’ils ont pour modèle. C’est pour cela qu’ils s’acharnent sur cette communauté. Car c’est la communauté qui connait leur historique, qui sait qu’il ne s’agit pas, comme le croient les Naifs, d’un simple combat entre couleurs d’épiderme, ou de différence religieuse. Il s’agit de modèles de vie. L’un basé sur une vision où la répartition des profits compte, et l’autre où celle-ci est totalement ignorée pour aboutir à la loi du plus fort comme seule loi.
Qui est le sauvage dans cette image ? Qui est le Barbare, et qui est le pirate ?

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