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-Toulouse : ils appellent leur enfant "Jihad", la mairie prévient la justice

En France, ce n’est pas la première fois que le prénom "Jihad" pose problème. En 2013, une mère de famille et son frère avaient été condamnés pour "apologie du terrorisme" pour avoir envoyé un enfant de trois ans à l’école avec un t-shirt portant les mentions "je suis une bombe" et "Jihad, né le 11 septembre". A Toulouse, un officier d’état civil a effectué un signalement auprès du procureur de la République, après qu’un couple a choisi d’appeler son enfant "Jihad". Peut-on appeler son enfant "Jihad" ? C’est la question sur laquelle va se pencher la justice, après que le prénom a été attribué à un bébé né en France. Les parents d’un petit-garçon né au début du mois d’août à Toulouse ont en effet choisi de nommer leur enfant "Jihad", rapporte Le Parisien ce lundi. A la suite de quoi l’officier d’état civil, la personne notamment chargée de recevoir les actes de naissance, mais également habilitée à engager une procédure pour contester les choix de prénoms des parents, a signalé le cas à la justice. En raison du contexte d’attentats terroristes dans l’Hexagone, la mairie a en effet préféré prévenir le procureur de la République, relate le site Actu Toulouse, qui rappelle que ce n’est pas la première fois que ce prénom est attribué en France. Un prénom pouvant "nuire à l’épanouissement de l’enfant". Mais contrairement aux idées reçues, ce prénom signifie en arabe "effort", "lutte" ou encore "abnégation", et non pas "guerre sainte". Interrogé par le média toulousain, Aderrahmane Oumachar, confondateur du Centre Toulousain de la Spiritualité Musulmane, explique que le jihad est une "notion fondamentale en islam", qui signifie "l’effort pour accomplir le bien", et n’a donc rien à voir avec l’interprétation véhiculée par certains courants terroristes. Le spécialiste estime toutefois que dans le contexte actuel, il est possible de s’interroger sur l’attribution de ce prénom, qui pourrait "susciter des incompréhensions" et "nuire à l’épanouissement de l’enfant". Pour rappel, l’article 57 du Code civil indique que n’importe quel prénom peut être donné, dans la mesure où il n’est pas contraire à l’intérêt de l’enfant, ou au droit des tiers à vouloir protéger leur nom de famille. La justice peut faire supprimer le prénom. Le procureur de la République peut maintenant décider des suites à donner à l’affaire. S’il estime que le prénom est contraire à la loi, il peut saisir le juge aux affaires familiales. Celui peut ordonner que le prénom visé soit supprimé des registres de l’état civil.

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