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Israël et la protection des mineures : approches historique et anthropologique.


1. Approche historique.


L’approche historique adaptée dans l’étude des migrations juives permettrait de faire la lumière sur la question des mariages des mineures en Israël. Pour un intervalle aussi long que les 3000 ans qui nous sépare du Temps, comprendre historiquement l’interaction entre le peuple Juif et les environnements dans lesquels il est amené à vivre nécessite de s’intéresser au préalable à des paramètres géographiques tels qu’ils conditionnaient (et conditionnent encore) le Judaïsme.
Alors que celui-ci apparaît très largement dans les sociétés modernes comme une pensée dynamique qui rejoint (et même incarne) les idéaux démocratiques, bien des signes tendent au contraire à montrer que, de manière furtive ou plus expressive, le judaïsme est, peut-être toujours et c’est « bien malgré lui », il s’associe de fois à des idées rétrogrades et à de dérives.
Lundi 28 août, les forces de l’ordre israéliennes sont intervenues à temps pour empêcher le mariage religieux d’une petite fille de 14 ans à Lod (centre du pays). Ceci n’est malheureusement pas un cas isolé quant à ces pratiques ancestrales désuètes dans les sociétés modernes.
En Israël, plusieurs mineurs, presque exclusivement des filles, sont mariés précocement et ceci avec l’aval des rabbins.
Et dans la plupart des cas, ces mariages sont arrangés par les familles qui mettent en avant des considérations religieuses.
Ces filles voient alors leur droit à l’enfance et à l’éducation volé, et leurs perspectives d’avenir et d’évolution hypothéquées.
On évoque également des mariages des mineures contractés à l’étranger afin d’échapper à la loi Israélienne. En Israël, l’âge minimal pour se marier est de 18 ans...


2. Approche anthropologique


Le principe de la dignité de la personne inclut l’intégrité physique. Ni la tradition, ni la coutume et ni la réligion ne peuvent justifier que des personnes mineures ne soient pas considérées comme des sujets de droits et qu’elles puissent être privées de leurs droits fondamentaux. Sans doute parce qu’on estime que les mariages jouent un rôle dans la cohésion communautaire et la conservation du patrimoine identitaire,
les parents peuvent mettre en place des stratégies pour que leurs enfants épousent des personnes de même religion, même origine ou même ethnie. Les jeunes filles mineures se laissent alors imposer le mariage par respect des traditions ou parce qu’elles sont dans l’incapacité de s’opposer à la volonté familiale ou communautaire.


3. Prévention


Dans la mesure du possible, il faut essayer d’agir avant la célébration du mariage. Et lorsqu’un projet de mariage est connu :


- Alerter les associations de défense des droits des femmes sur place.


- Faire connaître la situation à la police, au procureur, un(e) ami(e), une assistante sociale, un(e) professeur, un(e) psychologue, un éducateur ou toute autre personne de confiance.

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