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Parasha Shoftim (Deut 16:18–21:9)


Abuja : 18:24-19:13, Lagos : 18:38-19:27, Ebonyi : 18:19-19:08, Rivers : 18:23-19:12, Enugu : 18:22-19:11, Abia : 18:21-19:10, Delta : 18:27-19:16, Anambra : 18:24-19:13, Imo : 18:22-19:11, Johannesburg : 17:34-18:27, Harare : 17:29-18:20, Yaoundé : 18:04-18:53, Antananarivo : 17:22-18:13, Accra : 17:52-18:41.


Le droit de coercition
« Tu institueras des juges et des officiers dans toutes les villes » (Devarim 16,18). Rabbi Elazar ben Chamoua dit : s’il y a des officiers, il y a des juges, mais s’il n’y a pas d’officiers, il n’y a pas de juges ! Pourquoi ? Deux personnes se présentent devant le juge qui acquitte l’innocent et condamne le coupable.
Les deux s’en vont. S’ils refusent de se plier à la justice, que pourrait faire le juge ?
C’est pourquoi Hachem dit : « Tu institueras des juges et des officiers »afin que celui qui refuse d’obéir aux ordres des juges obéisse aux officiers, qui ont pour fonction de faire appliquer la justice. De même, il est écrit (II Chmouël 8, 15) : « David gouverna tout son peuple avec justice et équité », puis juste après : « Yoav fils de Tserouya était chef de l’armée. » Quel rapport ? Que vient faire Yoav auprès du juge ? Rabbi Eliezer nous apprend : sans le bâton que constituait Yoav, David n’aurait jamais pu faire appliquer la justice. – [Midrach Tan’houma] Examine-toi « Tu institueras des juges et des officiers dans toutes les villes » (Devarim 16,18). Rabbi ‘Hanina ben Elazar avait un arbre planté dans son champ dont les branches s’inclinaient sur le champ du voisin. Quelqu’un vint un jour se plaindre à lui : « L’arbre d’Untel s’incline sur mon champ ! » Rabbi ‘Hanina répondit : « Va et reviens demain. » L’autre lui répliqua : « Généralement, tu tranches sans attendre les litiges qui te sont présentés, et moi, tu fais retarder mon affaire ? » Que fit Rabbi ‘Hanina ? Il envoya aussitôt ses ouvriers abattre l’arbre qui se trouvait sur son champ et qui empiétait sur celui du voisin. Le lendemain, le même homme se présenta à nouveau à lui. Le Rav dit à la personne incriminée : « Tu dois abattre ton arbre. » Celle-ci répondit : « Et pourquoi les branches de ton arbre tombent-elles sur le champ du voisin ? » Rabbi ‘Hanina rétorqua : « Va donc voir ! Ce que tu verras dans mon champ, tu le feras dans le tien ! » Aussitôt, l’homme s’en fut et fit comme que lui avait indiqué le Rav. C’est pourquoi il est écrit : « Des juges et des officiers », afin qu’il n’y ait rien à redire chez le juge lui-même. – [Midrach Tan’houma]


Clair et net « Car la corruption aveugle les yeux des sages » (Devarim 16,19) Rabbi Israël ben Elicha dit : Vois combien la corruption est grave ! Un jour, quelqu’un m’a offert les prémices de la tonte. Or il était en litige avec quelqu’un d’autre, et devait se présenter devant le juge. Je me trouvais là, sur le côté, et je méditais : « S’il présente tel et tel argument au juge, il aura gain de cause. » J’espérais qu’il en soit ainsi, bien qu’il ne m’ait donné que ce qui me revient en tant que cohen, et non un pot-devin.
Mon coeur penchait pour lui tout le temps que je le voyais. Et même lorsqu’il s’est rendu devant les juges, je demandais de ses nouvelles, je m’inquiétais de savoir s’il avait été condamné ou acquitté. Pour te montrer combien la corruption est grave, elle qui aveugle les sages : moi qui n’ai reçu que ce me revient de droit, moi qui n’ai pris que ce qui m’appartient, j’espérais le voir acquitter, à plus forte raison celui qui accepte des cadeaux
corrupteurs ! – [Midrach Tan’houma]. Comme un cheval« Quand tu verras cheval et char, un peuple plus nombreux que toi » (Devarim 20,1). Est-ce que les nations partent en guerre contre Israël sur un seul cheval et un seul char ? Il est pourtant écrit (II Chroniques 14, 8) : « Zéra’h, l’Ethiopien, marcha contre eux avec une armée d’un million d’hommes et trois-cents chars. » Pourquoi Moché dit-il : « Quand tu verras cheval et char », au singulier ? Parce que lorsque le peuple juif accomplit la volonté divine, et que ses ennemis se lèvent contre lui, D.ieu les sauve comme s’il n’y avait qu’un seul cheval et un seul char, comme il est écrit (Yécha’yah 40, 17) : « Toutes les nations sont comme rien devant Lui. » [Baté Midrachot]


Grande est Ta fidélité
« Quand tu marcheras sur une ville pour l’attaquer, tu t’inviteras d’abord à la paix » (Devarim 20,10). Voyez combien est grand le pouvoir de la paix ! Un homme qui a un ennemi s’escrime à trouver le moyen de lui nuire. Que fait-il ? Il se rend auprès d’un personnage important et le flatte afin que ce dernier fasse du tort à son ennemi juré. C’est différent avec Hachem, car toutes les nations L’irritent, et le soir, quand elles se couchent, leurs âmes remontent au ciel, vers Lui, comme il est écrit (Iyov 12, 10) : « Il tient en Sa main le souffle de tout vivant et l’esprit qui anime tout corps humain. » Et pourtant au matin, Il redonne à chacun son âme. – [Devarim Rabba]


 


Un homme qui pratique l’idolâtrie est mauvais dès l’origine
« S’il se trouve dans ton sein, dans l’une des villes que Hachem, ton D.ieu, te donnera, un homme ou une femme qui fasse une chose coupable aux yeux de Hachem, ton Dieu, en violant Son alliance ; qui soit allé servir d’autres divinités et se prosterner devant elles, ou devant le soleil ou la lune, ou quoi que ce soit de la milice céleste, contrairement à Ma loi : instruit du fait par ouï-dire, tu feras une enquête sévère ; et si la chose est avérée, exacte, si cette infamie s’est commise en Israël… » (Devarim 17, 2-4)
Pourquoi est-il écrit : « S’il se trouve dans ton sein » et pas, tout simplement, « quand y aura dans ton sein » , comme plus loin dans le verset (Devarim 23,11) : « Quand il y aura dans tes rangs un homme qui ne soit pas pur, par suite d’un accident nocturne… » ou dans beaucoup d’autres occurrences ? De plus, pourquoi est-il dit : « Instruit du fait par ouï-dire, tu feras une enquête sévère ; et si la chose est avérée, exacte, si cette infamie s’est commise en Israël » ? Si ces personnes se sont effectivement adonnées à un culte idolâtre, comme il ressort de l’ensemble du verset, pourquoi la Torah exige-t-elle de faire une enquête ? Si l’on dit que c’est parce qu’on ne peut condamner à mort que s’il y a des témoins, il est impossible que ce soit la raison, puisqu’il est écrit « si la chose est avérée exacte », ce qui semble vouloir dire qu’il n’y a pas besoin d’une enquête pour le savoir, il y a déjà eu des témoins !
Plus encore, que signifie « si cette infamie s’est commise en Israël » ? Que vient ajouter la précision « Israël » ? Cette abomination aurait été commise ailleurs que dans le peuple ? Nos Sages ont enseigné (Berakhot 29a) : « Nous savons par tradition que quelque chose de bien ne peut pas provenir de quelque chose de mal. » Nous en déduisons donc que si tu vois quelqu’un pratiquer l’idolâtrie, sache qu’il est mauvais depuis l’origine, même si tu l’ignorais jusqu’à présent puisqu’il fautait en cachette.
C’est pourquoi il est écrit « Si tu trouves » : une trouvaille concerne justement un objet qui se trouvait là mais qu’on a perdu, qu’on ne voit plus ; cet homme ou cette femme ont fauté toute leur vie durant, mais toutau long de ces années, personne ne le savait, leurs méfaits n’étaient pas connus.
C’est pourquoi le verset nous enjoint : « Instruit du fait par ouï-dire, tu feras une enquête sévère ; et si la chose est avérée, exacte, si cette infamie s’est commise en Israël » : bien que jusque-là leurs crimes aient été ignorés, ne dis pas qu’ils sont devenus impies mais qu’auparavant ils étaient justes. Fais des recherches, des investigations, mène ton enquête et tu découvriras qu’ils ont commis ces abominations même lorsqu’ils étaient comptés parmi les enfants d’Israël, et pas seulement maintenant, alors qu’ils viennent de s’exclure de la communauté, en professant l’hérésie et en pratiquant l’idolâtrie.

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