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75 ans depuis la Rafle du Vel d’Hiv

La journée a commencé à être commémorée par la République française après que François Mitterrand a institué, en 1993, une journée nationale "à la mémoire des victimes des persécutions racistes et antisémites commises sous l’autorité de fait, dite ’gouvernement de l’Etat français’". Mais c’est véritablement sous l’égide de Jacques Chirac, deux ans plus tard, que la journée en question prendra toute son importance, puisque le président de la République mettra un point d’honneur à reconnaître la responsabilité de la France qui, ce faisant, avait "commis l’irréparable". Des propos sur lesquels Marine Le Pen reviendra pendant la campagne présidentielle, arguant que "la vraie France était à Londres".
Dimanche 16 juillet, le Président Macron est arrivé à 9h45 au Vélodrome d’Hiver pour y procéder à un dépôt de gerbe, avant les traditionnelles sonnerie aux morts et minute de silence. A 10h, c’a été au tour de Serge Klarsfeld, avocat activiste de la reconnaissance du génocide et chasseur de criminels de guerre nazis, de présenter le Jardin du souvenir et du mur où sont gravés les noms des enfants victimes. Nouvelle cérémonie ensuite au square des Martyrs juifs du Vel d’Hiv’, au bord de la Seine, dans le XVe arrondissement.

Ont ensuite pris la parole Raphaël Esrail, président de l’Union des déportés d’Auschwitz, Serge Klarsfeld, au nom des Fils et Filles des déportés juifs de France, la survivante de la rafle Rachel Jedinak, puis le fils de Simone Veil Pierre-François Veil, président du Comité français pour Yad Vashem et le petit-fils du Juste parmi les Nations Antoine Tena. Sont ensuite venus au pupitre le président du Crif Francis Kalifat, auteur d’un discours très politique, précédant le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, qui a salué le "geste très, très fort" qu’Emmanuel Macron a fait en l’invitant. Pour cloturer la cérémonie, ce dernier a demandé un moment de silence et critiqué les propos tenus par Marine Le Pen quand elle avait nié la responsabilité de la France dans l’organisation de la rafle. Le Président français a par ailleurs rappelé la responsabilité de la France dans la rafle du Vel d’Hiv, usant de phrases fortes, en caractérisant l’anti-sionisme en "forme renouvelée de l’anti-sémitisme".

SPIP 3.0.16 [21266] | Squelette BeeSpip v.3.1.0