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Le Judaïsme et l’Afrique, des compléments existentiels.

La Bible est un héritage religieux basé sur une quête constante de justesse dans la vision de la vie des êtres humains.
Son enseignement nous apprend à vivre dans un monde où notre conscience nous confronte quotidennement aux questions de justice, de droit à la vie et au bonheur, et d’harmonie respectueuse avec les autres espèces vivantes.
Les Israélites futent soumis à ce regard au monde dès le premier des 10 commandements, qui leur rappelle qu’ils sont nés en tant que peuple dans la tourmente de l’esclavage.
Moïse, le prophète maître de la tradition juive, est tout d’abord celui qui a osé se dévouer au renversement de l’ordre esclavagiste, en inspirant une émancipation à la fois individuelle et collective du système basé sur l’oppression des masses et du profit qui en est tiré. 
Depuis le début de l’ère industrielle, l’Afrique a été la cible choisie des pillages de ressources, et du labeur inhumain de ses populations, qui a conduit à l’exil forcé et à l’esclavage de millions d’individus dispersés aux quatre coins du monde.
Parmi les penseurs africains de l’émancipation, nombreux ceux qui ont vu le parallèle inéluctable entre leur sort et celui des anciens hébreux.
Marcus Mosiah Garvey, le grand penseur jamaïcain et leader panafricain, fut parmi les plus inspirés de ceux qui avaient compris l’impact de ce parallélisme. Il prônait pour le retour des africains exilés à leur continent, et avait clairement compris queles populations africaines en exil étaient une force de production pour les nations dans lesquelles elles vivaient. Leur retour vers leur continent d’origine signifiait pour Garvey le redressement de l’Afrique, ainsi que la clarification aux yeux de tous de la valeur des africains.
Le message du Judaïsme qui, depuis les temps bibliques, contient les injonctions répétitives sur la justice sociale comme point de repère moral pour l’humanité entière, est aujourd’hui entré dans le discours panafricain de manière évidente.
Depuis S.M.I. Haile Selassie I d’Éthiopie, S.M. Mohammed V du Maroc, Kwame Enkruma, Patrice Lumumba, Thomas Sankara, un discours sur la dignité humaine universelle s’est développé à partir de l’Afrique. La prophétie biblique qui voit une ère où les nations n’apprendront plus la guerre, mais transformeront leurs glaives en socles de cultivation de la terre, est le discours panafricain de base, au contraire du discours militariste ou nationaliste qui est courant dans le reste du monde.
Oeuvrer pour l’Union Africaine c’est inspirer les autres unions et nations à revenir aux sources bibliques qui exigent de chacun de comprendre que son bonheur individuel est indissociable de celui des autres. Hillel, le maître juif de l’ère pré-chrétienne ne disait-il pas que toute la Torah tient dans ce principe : "Ce qui est haïssable pour toi, ne le fais pas à ton prochain" ? C’est cela aussi tout l’enseignement du panafricanisme.

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