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Qu’est-ce qu’un Séder ?

Le Séder est un repas cérémonial qui comprend la lecture de textes, la consommation de vin, des histoires, la consommation d’aliments spéciaux et des chants.
Il est tenu après la tombée de la nuit le premier soir de Pessa’h (et le second soir si vous vivez en dehors d’Israël), qui est l’anniversaire de l’exode miraculeux de notre nation de l’esclavage égyptien il y a plus de 3000 ans. Le(s) Séder(s) de cette année aura (auront) lieu le 10 (et le 11) avril 2017.
Qu’est-ce qui est au menu ?
Au cours de la soirée, vous prendrez :
quatre verres de vin
du légume trempé dans l’eau salée
un pain plat et sec, façon cracker, appelé matsa
des herbes amères, souvent du raifort (sans additifs) et de la laitue romaine, trempés dans du ‘harosset (une pâte faite de noix, de pommes, de poires et de vin).
un repas festif qui pourra inclure des plats traditionnels, tels que de la soupe de poulet ou du gefilte-fish (casher pour Pessa’h).
Chaque élément a sa place dans une chorégraphie de 15 étapes de saveurs, de sons, de sensations et d’odeurs qui accompagnent le peuple juif depuis des millénaires.
Qu’est-ce que nous utilisons ?
les aliments cérémoniels sont tous disposés sur un plateau, appelé kéara ou plateau du Séder. Il peut y avoir une seule kéara pour le Séder, ou plusieurs.
La procédure est présentée dans un livre appelé Haggadah. Bien que le texte soit en hébreu (avec une pincée d’araméen), il est parfaitement acceptable d’en lire la traduction si vous ne comprenez pas l’hébreu.
Une note des Sages
Au Séder, chaque personne doit ressentir qu’il ou elle sort d’Égypte. Nous commençons par l’histoire de nos patriarches, Abraham, Isaac et Jacob, et racontons la descente du peuple juif en Égypte, en rappelant leur souffrance et les persécutions qu’ils subirent. Nous sommes avec eux lorsque D.ieu envoie les dix plaies pour punir Pharaon et sa nation, et les suivons quand ils quittent l’Égypte et traverser la Mer des Joncs. Nous voyons la main miraculeuse de D.ieu au moment où les eaux s’ouvrent, permettant aux Israélites de passer, puis retombent pour noyer les légions égyptiennes.
Alors que nous mangeons des aliments amers d’affliction et de pauvreté, l’Exode devient une réalité – aussi réelle que le repas de fête et les toasts de célébrations qui suivent.
Plus de pensées sur la liberté
Voici les 15 étapes du Séder, avec un peu d’explication :
1. Kadesh–la Bénédiction
La cérémonie du Séder commence par la récitation du kiddouch, qui proclame la sainteté de la fête, qui se fait en tenant un verre de vin, le premier des quatre verres que nous boirons (en étant inclinés sur le côté) pendant le Séder.
Les Quatre Verres de vin
Pourquoi quatre verres ? La Torah emploie quatre expressions de liberté ou de délivrance en relation avec notre libération d’Égypte.1 Certains les relient aux quatre grands mérites que les enfants d’Israël eurent en exil : (1) Ils ne changèrent pas leurs noms hébraïques ; (2) ils continuèrent à parler leur langue, l’hébreu ; (3) Ils conservèrent une haute moralité ; (4) Ils restèrent fidèles les uns aux autres.
Le vin est utilisé parce qu’il est un symbole de joie et de bonheur.
Plus de raisons pour les quatre verres
Pourquoi nous nous accoudons
En buvant les quatre verres et en mangeant la matsa, nous nous appuyons sur notre gauche pour accentuer le fait que nous sommes des personnes libres. Dans les temps anciens, seules les personnes libres avaient le luxe de s’incliner en mangeant.
2. Our’hats–le lavage des mains
Nous nous lavons les mains de la manière rituelle habituelle, comme cela se fait avant un repas, mais sans la bénédiction habituelle.
La prochaine étape dans le Séder, Karpas, nécessite de tremper les aliments dans l’eau. La loi juive statue que certains aliments humides doivent être mangés avec un ustensile ou bien que les mains soient d’abord purifiées par une ablution. Le soir du Séder, nous choisissons l’observance la moins commune (mais plus idéale) des deux, de manière à susciter la curiosité de nos enfants.
Instructions de lavage des mains étape par étape
3. Karpas–le « hors-d’œuvre »
Un petit morceau de légume (un oignon ou une pomme de terre bouillie selon la coutume ‘Habad) est plongé dans de l’eau salée puis mangé (après avoir récité la bénédiction sur les légumes).
Le trempage du karpas dans l’eau salée (après avoir lavé ses mains) fait partie d’une série d’actes destinés à susciter la curiosité de l’enfant.
Le mot hébreu karpas (persil), lorsqu’il est lu en arrière, fait allusion au travail pénible effectué par les 600 000 Juifs en Égypte. (La dernière lettre, samekh, a la valeur numérique de 60, représentant 60 fois 10 000, tandis que les trois autres lettres hébraïques forment le mot parekh, « travail dur ».)
En savoir plus sur le karpas
4. Ya’hats–On brise la Matsa
La matsa du milieu sur le plateau du Séder est cassée en deux. La plus petite partie est retournée sur le plateau du Séder. Cette matsa du milieu brisée, le « pain de misère », reste visible lorsque nous racontons l’histoire de l’Exode (voir l’étape 5) et sera consommée peu après. Le morceau le plus grand est mis de côté pour être utilisé ultérieurement comme afikomane (voir étape 12). Cette action inhabituelle de briser la matsa attire non seulement l’attention de l’enfant, mais rappelle également l’ouverture de la Mer des Joncs par D.ieu pour permettre aux enfants d’Israël de la traverser à pied sec.
5. Maguid–la Haggadah
À ce stade, les pauvres sont invités à rejoindre le Séder. Le plateau du Séder est écarté, un second verre de vin est versé, et l’enfant, qui, à présent, éclate de curiosité, pose la question ancestrale :
« Mah nishtana ha-laïla hazeh mikol ha-leilot ? Pourquoi cette nuit est-elle différente de toutes les autres nuits ? » Pourquoi seulement de la matsa ? Pourquoi tremper des aliments ? Pourquoi les herbes amères ? Pourquoi nous détendons-nous et nous inclinons-nous comme si nous étions des rois ?
L’interrogation de l’enfant déclenche l’un des éléments les plus importants de Pessa’h, qui est le point culminant de la cérémonie du Séder : la lecture de la Haggadah qui raconte l’histoire de l’Exode d’Égypte. La réponse comprend une brève revue de l’histoire, un bref récit de la façon dont Abraham rejeta l’idolâtrie et contracta une alliance avec D.ieu, une description de la souffrance imposée aux Israélites, une liste des plaies infligées aux Égyptiens et une énumération des miracles accomplis par le Tout-Puissant pour rédimer Son peuple. Nous terminons en remerciant D.ieu de nous avoir libérés de l’Égypte et en prononçant une prière pour la Rédemption finale.
6. Ro’htsa-Lavage des mains avant le repas
Après avoir terminé la première partie de la Haggadah en buvant le deuxième verre de vin (en nous inclinant sur le côté), les mains sont de nouveau lavées, cette fois-ci avec la bénédiction habituelle, comme à chaque fois que nous allons manger du pain.
Instructions de lavage des mains étape par étape
7-8. Motsi Matsa–Nous mangeons la Matsa
En tenant les trois matsas (avec la matsa cassée entre les deux entières), on récite la bénédiction habituelle avant le pain. Ensuite, en laissant la matsa inférieure retomber sur le plateau, et en tenant la matsa supérieure entière avec celle cassée du milieu, on récite la bénédiction spéciale « al akhilat matsa ». Puis on brise un peu de la matsa supérieure et au moins 30 g de la matsa du milieu (idéalement 30 g de chaque), et on mange les deux morceaux ensemble, en s’accoudant.
Qu’est-ce que la Matsa ?
9. Maror–les herbes amères
On prend au moins 30 g d’herbes amères. On les trempe dans le ‘harosset, que l’on enlève en les secouant et l’on dit la bénédiction « al akhilat maror ». On mange alors sans s’accouder.
10. Korekh–le sandwich de Hillel
Conformément à la pratique de Hillel, le grand sage du Talmud, un sandwich de matsa et de maror est mangé. On casser deux morceaux de la matsa inférieure, pour un totale d’au moins 30 g. De nouveau, on prend au moins 30 g d’herbes amères que l’on tremper dans le ‘harosset, que l’on ôte ensuite en les secouant. On place ces herbes amères entre les deux morceaux de matsa, on dit « kène assah Hillel ... », et on mange le sandwich en position accoudée.
11. Choul’hane Orekh–le festin
Le repas de fête est maintenant servi. Nous commençons le repas en mangeant l’œuf dur trempé dans l’eau salée. Traditionnellement associé au deuil, l’œuf nous rappelle que notre repas manque de l’agneau sacrificiel.
Remarque : le zéroa (le morceau d’agneau ou la cuisse ou le cou de poulet sur le plateau du Séder), n’est pas mangé le soir du Séder.
Histoires de Pessa’h à raconter au cours du repas
12. Tsafoun–Sortie de cachette
Après le repas, la demi-matsa qui avait été « cachée » et mise de côté pour l’afikomane (le « dessert ») est sortie et mangée. Elle symbolise l’agneau pascal que nos ancêtres mangeaient à la fin de leur Séder de Pessa’h.
Chacun devrait manger au moins 40 g de matsa, accoudé, avant la mi-nuit. Après avoir mangé l’afikomane, nous ne mangeons et ne buvons pas autre chose que les deux autres coupes de vin.
13. Berakh-Bénédictions après le repas
Un troisième verre de vin est rempli et l’Action de grâce après le repas est récitée. Après celle-ci, nous récitons la bénédiction sur le vin et buvons le troisième verre tout en étant accoudé.
Maintenant nous remplissons de vin la coupe d’Élie et nos propres verres. Nous ouvrons la porte et récitons le passage invitant le Prophète Élie, l’annonceur de la venue de Machia’h, notre juste Messie.
14. Hallel–Chants de louange
À ce stade, après avoir reconnu le Tout-Puissant et la fait qu’Il dirige et guide le peuple juif, nous allons encore plus loin et chantons Ses louanges comme maître de l’univers entier.
Après avoir récité le Hallel, nous récitons encore la bénédiction sur le vin et buvons le quatrième verre, accoudés.
15. Nirtsa-Acceptation
Ayant bien exécuté le service Séder, nous sommes sûrs qu’il a été bien agréé par le Tout-Puissant. Nous disons alors « Leshanah habaah biYeroushalayim–l’an prochain à Jérusalem ! »
http://fr.chabad.org/library/article_cdo/aid/3639241/jewish/Quest-ce-quun-Sder.htm

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