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En RDC, le coût humain de minerais sont les enfants mineurs


Des enfants travaillent dans des conditions déplorables dans les mines au Congo
La RDC est l’un des pays les moins développés de la planète. Près de 90% de ses 71 millions d’habitants vivent dans l’extrême pauvreté
En République Démocratique du Congo, des enfants travaillent à main nue dans des mines. Cet élément est essentiel à la fabrication des batteries de smartphones ou de voitures électriques. Les multinationales et leur fournisseur chinois, en quête de la meilleure rentabilité, semble peu s’intéresser aux conditions de travail de ces enfants.
Des milliers de mines sauvages grouillent d’enfants en République démocratique du Congo (RDC). Ils travaillent comme des esclaves modernes pendant 12 heures, ramassant à main nue le cobalt au milieu d’une terre blanchâtre et argentée. Leur rémunération : quelques centimes d’euros à peine. Sans doute un "juste" prix pour des multinationales richissimes qui souhaitent vendre leurs smartphones avec un maximum de rentabilité ? 
L’ère actuelle du mobile et celle à venir de la voiture électrique réclament des batteries en masse. Et ces batteries exigent le cobalt. C’est en République démocratique du Congo qu’est extraite plus de la moitié de la quantité totale de cobalt à l’échelle mondiale. Les intermédiaires entre les mines artisanales et les géants de l’électronique sont essentiellement chinois. Ces commerçants ne se soucient guère des conditions dans lesquelles est obtenu le cobalt. Mais les multinationales américaines, européennes ou asiatiques qui leur rachètent le cobalt ne le sont pas plus. "Nous avons suivi les cargaisons de cobalt au départ des mines artisanales en RDC", explique Mark Dummet, chercheur chez Amnesty International. "Et nous nous sommes rendus compte que toutes les ressources arrivaient chez Huayou Cobalt, une entreprise chinoise, qui revend du cobalt à des fabricants de batteries comme LG et Samsung. Ces entreprises créent ensuite des batteries aux lithiums" pour les fabricants de smartphones ou les constructeurs automobiles. "Aucun constructeur ne communique sur la provenance du cobalt présent dans les voitures, soit parce qu’ils n’ont pas mis en place un système de traçage, soit parce qu’ils ne se posent pas la question de la provenance des ressources", ajoute Amnesty International. Le coût humain du cobalt d’une batterie est donc quasi inexistant pour les multinationales. Il est supporté par les seuls travailleurs misérables qui paient souvent de leur santé. "Tous les matins, je me réveille et j’ai vraiment peur d’aller travailler, tout me fait mal", raconte un gamin accroupi dans la boue. Les travailleurs descendent, sans échelle, en se tenant par les mains posées aux bords, dans une cheminée qui mène à des galeries. La plupart oeuvrent sans masque alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) met en garde contre l’exposition au cobalt qui provoque à long terme de graves problèmes respiratoires. "On a juste bu de l’eau qui sortait naturellement de la roche", explique un homme dont le cou est déformé par une énorme tumeur.


http://www.rtl.be/info/monde/international/vos-batteries-sont-pas-cheres-dites-merci-a-ces-enfants-de-republique-democratique-du-congo-video—897513.aspx

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